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Episode 2 : j’aime plus Paris… et je veux Metz !
21 Nov 2011

Catégories : France, Inside

Metz n’a désormais plus rien à envier Nancy, sa rivale de toujours. Depuis mai 2010 et suite à la politique de décentralisation culturelle, une annexe du Centre Pompidou a été aménagée dans la ville de Metz. Cette installation a eu « un effet dopant » sur le tourisme à Metz : ce sont en tout 600 000 visiteurs qui ont découvert le nouveau Centre Pompidou de Metz depuis son ouverture. De quoi redorer le blason touristique et culturel de la ville de Metz, longtemps abandonnée à son image de ville industrielle et militaire. Nous avons rencontré le président de Metz Métropole, Thierry Jean qui nous a parlé de l’image de Metz et du dernier volet de la campagne Je veux Metz ! dévoilé le 7 novembre dernier.

En général, de quels clichés la ville de Metz souffre t-elle en terme d’image ? 

Principalement d’une méconnaissance. Celle-ci a des origines historiques : à l’époque où l’on a écrit l’histoire de France dans les manuels scolaires, Metz n’était pas en France et était alors annexée par la Prusse. Pendant 50 ans, Metz n’est apparue sur aucune carte de France ! Aucun livre d’histoire n’a choisi la cathédrale de Metz comme illustration, même si cette dernière constitue pourtant un bijou de l’art gothique avec des vitraux exceptionnels. Metz est méconnue des Français car elle a longtemps été rayée de la carte nationale. La ville de Metz abrite également une grande richesse en terme de passé militaire : beaucoup de militaires sont passés par Metz et presque un Français sur deux y a fait son service militaire. Pour beaucoup d’entre eux, cette époque n’est pas toujours un très bon souvenir et est malheureusement directement associé à la ville de Metz : « Je n’y suis plus retourné depuis l’armée ».

Quel est le positionnement marketing de la ville de Metz aujourd’hui ?

On intègre toujours le fait que l’image n’est pas bonne. Nous avons la chance d’avoir un produit sous-valorisé ! Voilà ce que nous avons l’habitude d’entendre lorsque quelqu’un vient à Metz : « on pensait pas que » ou encore « votre ville est pas si mal finalement ». La stratégie repose sur ce point : notre image très en retrait par rapport à la réalité. Une approche par l’humour est obligatoire : nous voulons créer un décalage afin de mieux capter la cible. Bien sûr, cette stratégie marche uniquement s’il existe un ou plusieurs éléments d’attractivité propres à la ville. Dans notre cas, il s’agit du centre Pompidou et du TGV. Ce dernier ne change finalement que peu de choses, car si vous n’avez pas envie d’aller quelque part, vous n’irez pas.

Les Franciliens sont de plus en plus nombreux à vouloir fuir Paris. Quels atouts pour les séduire ?

Les Franciliens ont choisi de l’être et il est très difficile de les convaincre, car ils sont conscients des arguments mis en avant par les autres villes et régions. Aujourd’hui, il ne suffit plus de communiquer seulement sur la qualité de vie mais bien sur de véritables arguments économiques. Metz préfère communiquer sur ces deux messages : les métaux et procédés de transformation métallurgique, car la ville est reconnue comme la capitale des matériaux. Nous mettons également en avant notre regard tourné vers l’Europe du nord et notre proximité avec le Luxembourg (40 minutes en train de Metz) et l’Europe du nord en général.

La campagne Je veux Metz !

Le premier volet de la campagne « Je veux Metz » en 2010 avait trois cibles principales : les cadres susceptibles de travailler à Metz, les chefs d’entreprises et enfin les familles. Le premier volet a permis de recueillir un bon coefficient de sympathie sur le web même si c’est en fait très difficile de mesurer le réel impact de la campagne. Les habitants de Metz (même de la périphérie) ont repris contact avec la ville. Ils se sont sentis valorisés par cette campagne et ont développé une certaine fierté par rapport à leur ville d’origine. Et si une entreprise ou un ménage hésitait entre les deux villes de Lorraine pour son installation, la campagne l’a certainement décidé à choisir Metz.

Aujourd’hui, avec le deuxième volet de la campagne dévoilé à la presse le 7 novembre dernier, les protagonistes réussissent enfin à s’installer à Metz. Le bébé boudeur a bien grandi et il tire ses parents avec enthousiasme sur le quai (belle allusion au TGV !). Le chef d’entreprise est au volant avec son équipe et fonce en direction de Metz, tandis que la jeune cadre décide de tout plaquer pour rejoindre Metz, avec pour seule explication de ce départ précipité ce mot : « Je te quitte pour Metz ! Rejoins-moi ou oublie-moi ! « .
 

Commentaires Leave a comment

« Je veux Metz ! » | Blog Déclic
21 novembre 2011 @ 9 h 08 min

[…] Lisez la suite de l’article sur le blog de Communes… [J'aime plus Paris… Et je veux Metz !] […]

Victor
30 novembre 2011 @ 15 h 22 min

Cette campagne ressemble bcp graphiquement à une campagne de nantes métropole. Plagiat ?

anne
30 novembre 2011 @ 15 h 26 min

Je ne sais pas… à quelle campagne faites-vous référence ? Cette campagne a été réalisée par Metz Métropole.

Tourisme et Internet : le double sacre de la ville de Metz | Le blog de communes.com
17 février 2012 @ 8 h 16 min

[…] auprès de leurs amis. Bien loin des stéréotypes dont elle souffre depuis des années (voir notre article précédent ), Metz démontre à la fois son dynamisme dans les TIC et dans le tourisme […]

seb
28 janvier 2013 @ 14 h 14 min

quelqu’un aurais des informations sur la communication de greeters antérieure comme actuel sur toute les villes !!!!
muchas gracias

anne
29 janvier 2013 @ 9 h 37 min

Avez-vous regardé sur ce site ? http://www.france-greeters.fr/